L’éligibilité du site « Pays de Bray humide » au titre de la Directive Habitats repose sur la présence d’espèces d’intérêt communautaire (inscrites à l’annexe II de la Directive).

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Le Grand Murin, parmi les plus grandes chauves-souris d’Europe (35 à 43 cm d’envergure), entre en hibernation dans des cavités souterraines, en essaim ou isolée dans des fissures, d’avril à octobre. À la fin de l’hiver, elle rejoint les sites d’estivage où aura lieu la reproduction (toitures, combles d’églises, greniers, grottes…). Cet insectivore chasse dans des zones où le sol est très accessible comme les forêts présentant peu de sous-bois et la végétation herbacée rase (prairies fraichement fauchées, pelouses…).

De la taille d'un gros pouce, au pelage roux et laineux, le Murin à oreilles échancrées n'est actif que de mai à octobre. L'hibernation se fait dans de vastes carrières souterraines. Les colonies de reproduction s'installent surtout dans des combles. Son régime alimentaire se compose surtout d’insectes et d’araignées. Cette espèce chasse à une quinzaine de kilomètres de rayon de lisières de forêts de feuillus, de groupes d'arbres isolés à structure ouverte, de parcs et de bords de rivières.

Le Lucane cerf-volant est un insecte xylophage (dont les larves vivent dans le bois mort ou les arbres creux). Cette espèce est donc intimement liée au milieu forestier. Coléoptère de grande taille (20 à 90mm), ses mandibules ont l’aspect des « bois de cerf », ce qui lui vaut son nom de « cerf-volant ». Il est actif de mai à fin juillet.


Le Chabot vit dans les eaux vives et fraîches sur sables et graviers. On le trouve le plus souvent dans les cours supérieurs des rivières et des torrents mais il fréquente également les ruisseaux de plaine aux eaux froides et les lacs bien oxygénés. Son abondance indique une bonne qualité du cours d’eau.

La Lamproie de Planer est caractérisée par un corps nu anguilliforme et une bouche sans mâchoire mais pourvue d’une ventouse, et par l’absence de nageoires paires. C'est un habitant discret de nos cours d’eau. Elle affectionne les têtes de bassin des cours d’eau. Elle est un bio-indicateur: sensible aux pollutions, exigeante quant à son habitat, sa présence indique que le milieu dans lequel elle se trouve n’est pas trop dégradé.

Le Triton crêté, pouvant mesurer jusqu’à 16 cm, est caractérisé par ses deux grandes crêtes (caudales et dorsales) exhibées par les mâles en période de reproduction. Son ventre, de couleur jaune-orangé, est tacheté de noir. Au mois de mars, le triton crêté rejoint les milieux aquatiques pour s’y reproduire pour une période de 3 mois environ alors que les jeunes de l’année vont y rester jusqu’au milieu de l’été. Il a également une vie terrestre dans les milieux boisés, les haies ou les espaces forestiers.


Le site Pays de Bray humide a été défini pour la conservation de différents habitats humides d’intérêt écologique européen et abrite plusieurs milieux.

Le site compte de nombreuses mares, habitats de reproduction des tritons, réparties dans le bocage sous forme de réseau. Ce vaste réseau est connecté par des haies, fossés et prairies humides permettant des échanges entre populations d’amphibiens. Qu’elles soient naturelles ou artificielles, les mares ont des rôles souvent méconnus tels que la lutte contre les inondations et les coulées de boues ou encore l’épuration de l’eau. Elles représentent également un réservoir d’eau pour abreuver du bétail et abritent une biodiversité remarquable. Dans notre région, 90 % d‘entre elles ont disparu en un siècle, suite à leur abandon ou à leur comblement. Elles nécessitent donc une attention toute particulière.

Les prairies sont les éléments principaux du bocage et ont une place importante sur le site. De par la présence de sols humides, le site abrite des prairies humides sur lesquelles de nombreuses espèces viennent se nourrir, se reposer ou même se reproduire. Dans le cadre de Natura 2000, des exploitants ont pris des engagements agro-environnementaux pour maintenir des prairies humides mais aussi des haies et des vergers. Selon certaines modalités, le pâturage et la fauche peuvent être compatibles avec les objectifs de préservation des prairies humides : faible chargement, réduction de la fertilisation, fauche tardive…

Sur le site du Pays de Bray humide, des pentes rocheuses sont présentes sur une seule station sur la commune de Ferrières-en-Bray. Il s’agit des bords d’un chemin creux abritant une espèce caractéristique : l’Ombilic rupestre ou le Nombril de Vénus. La vulnérabilité de ce milieu repose sur le risque de destruction en cas d’aménagement ou d’élargissement du chemin.

Les tourbières sont des zones humides résultant d’une accumulation de végétaux que l’on peut trouver sur le site en secteur forestier ou en secteur agro-pastoral. On y trouve des espèces caractéristiques telles que la Linaigrette à feuilles étroites, les sphaignes et la Rossolis à feuilles rondes. Les milieux tourbeux sont des milieux humides très particuliers et vulnérables. Cette vulnérabilité repose notamment sur la nécessité d’un engorgement en eau permanent et le risque d’assèchement par l’apparition d’espèces ligneuses (bouleau pubescent, aulne, saule…).

Les secteurs forestiers du site sont principalement répartis sur deux grands ensembles : un au nord-ouest (Bois de l’Abbaye, de Léon et de l’Epinay) et l’autre au sud-est de Forges-les-Eaux (Bois de Bellozanne et Forêt de Bray). Ces forêts humides sont essentiellement composés de feuillus.


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